Sortie VTT cet aprèm. On se retrouve Cyril, Pascal, Michel, Seb et moi pour une petite virée sur les
contreforts du Vercors. Le sentier de Pénatière sera un bon exercice pour le Mich qui veut progresser en descente. Il faut tout d’abord monter là-haut. Après un bon échauffement par
la voie du tram il faut négocier la rude montée qui permet depuis le Haut Seyssins de rejoindre le pylône marquant la début du single. La descente dans les sous bois est un vrai plaisir.
Jamais difficile elle demande néanmoins par endroits un peu de technique. Tout le monde s’en sort plutôt bien. Pascal crève une première fois.
On rejoint le sentier suivant par la route de Saint Ange. Pour casser un peu la monotonie de la montée
on se fait quelques ‘’point chaud Miko’’. Ça fait mal à tout le monde (peut être pas à Seb) mais c’est bien marrant.
Le sentier de la Pissardeest un ton au
dessus du précédant. Un peu plus technique et surtout un peu plus cassant. Il y a de belles marches et là il faut un peu de détermination dans certains passages. Par endroit il y a plusieurs
possibilités, il faut donc bien lire le terrain par avance et faire le meilleurs choix. Je ne citerai aucun nom (à vous de trouver) mais parmi nous 2 gaillards vont faire un peu plus de marche
que de vélo ;-)
En cours de descente Pascal en profite pour crever à nouveau (Il sont vraiment pourris les Hutch) un peu
plus bas ce sera au tour de Cyril.
Encore un ou deux ‘’points chauds Miko’’ et la boucle est bouclée.
Où skier aujourd’hui avec le redoux ? Les pistes de Chamrousse doivent êtes dans un sale état.
Finalement avec Seb nous filons vers l’Alpe d’Huez espérant que le foehn aura été moins violent ici.
Arrivé sur place il faut se rendre à l’évidence, il fait un vent à décorner les bœufs. On monte en bagnole
jusqu’au premier tronçon du téléférique.
Heureusement les pistes entretenues depuis quelques jours n’ont pas trop subit de dommage. Une première
montée nous conduit au Dôme des Petites Rousses. Nous redescendons ensuite jusqu’à L’Alpette. Nous poursuivons un peu en dessous pour voir la limite d’enneigement côté Oz.
Vers 1800 mètres on remet les peaux. Cette fois la montée est un peu protégée du vent du sud. Je passe sous silence ma conversion foirée dans un mur en neigé béton et la glissade qui s’en suit.
J’en profite au passage pour embarquer Seb avec moi. La glissade se termine un peu en dessous. On aurait dit l’équipe de ski alp des Rasta Rockett.
Le reste de la sortie se passera sans encombre. En redescendant sur l’Alpe on rencontre les collègues de Montagnes
de l’Oisans. On remet donc les peaux pour finir avec eux.
On se retrouve quelques uns à la mi journée pour la 2ème épreuve du challenge des 4 Seigneurs. Aucun risque de se perdre aujourd’hui, il n’y à qu’à suivre la route qui conduit au fort. Pas facile en fin de saison de négocier correctement ce
genre de montée. Je prends un départ prudent en essayant tout de même de ne pas trop me faire distancer par mes petits copains. Matthieu et Guillaume sont devant je m’efforce donc de les garder à
vue. Après quelques kilomètres j’arrive à me mettre dans le rythme et peu à peu je grignote les mètres qui me séparent de Guillaume.
Le dernier kilomètre est difficile, le bitume est très granuleux et il n’y a aucun rendement. Heureusement l’arrivée est toute proche. Lorsque je franchis la ligne, Matthieu a déjà un verre de
Coca à la main.
Un peu plus tard nous sommes tous réunit au sommet. On redescend sans trop tarder car la pluie menace.
Rendez-vous dans une semaine pour la montée à pied.
Devant le manque d’information concernant l’ouverture de la
route de la Croix de Fer on décide avec Mich d’aller voir ce qu’il en est.
Au Rivier il y a une belle pancarte d’interdiction mais la voie
semble libre. Un peu avant Grand Maison la neige fait son apparition sur la route mais on progresse toujours. Finalement on parque la voiture vers les
Chalets du Plan du Suet.
Vu depuis la route on est étonnés par les traces de skis qu’on voit en face. Elles nous paraissent bizarres.
En fait s’est simplement des traces faites par des amateurs de Kite. Ils sont remontés assez haut dans le vallon.
Départ de la rando, on commence par galérer une demi heure pour traverser l’Eau d’Olle. La suite est
plus classique, on remonte la crête qui rejoint Montfroid avant de basculer côté lac
Bramant. De jolis vallons nous conduisent ensuite jusqu’à l’Aiguille de Laisse.
Un peu limité par le temps on abandonne l’idée de poursuivre jusqu’à l’Etendard. On se contentera de
1000 mètres de descente en bonne poudreuse. Hélas il manque un peu de pente par endroit mais la sauvagerie des lieux vaut largement le détour.
Parfois certains me demandent quelle est ma recette pour faire autant de
sorties. Voici une partie de la réponse.
La veille, il faut préparer le sac, programmer la cafetière et se coucher
tôt.
Le jour J le réveil sonne à 5h30. Le temps d’enfiler la combine, de boire un
café et je suis en route.
A 6h15 j’arrive au Recoin avec
quelques minutes de retard sur mon horaire. Faut dire que la route était enneigée et qu’il y avait un brouillard à couper au couteau.
Il fait ‘’cru’’ ce matin, peut être moins 5 degrés. J’ai de la chance, après quelques mètres passés à zigzaguer en plein brouillard je tombe sur une trace. Elle me facilite grandement la
vie.
Vers la mi parcours le ciel s’ouvre soudainement, la vue se dégage, le
bonheur.
D’un seul coup j’oublie ce maudit réveil qui a sonné tout à l’heure. Un petit
vent du nord à La Croix me pique le visage. Je prends néanmoins le temps d’apprécier le soleil qui se lève sur l’horizon. J'en profite le plus
possible en me disant que jeudi le fohen risque de tout faire disparaitre.
Il est tout juste 7 heures lorsque le Kangoo redémarre. Il faut encore négocier une ‘’spéciale’’ sur la route enneigée. 8 heures, la journée peut commencer. Comme tout le monde en
fait…
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