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  le blog la-haut

6 Heures du Diable - 28 juillet.

29 Juillet 2013, 17:30pm

Publié par yvon

C’est un week-end de dénivelé que nous propose l’association SMAG. Après la Verticale hier (1900 m), place au 6 Heures aujourd’hui.

Le principe est simple : Une pente raide, une remontée mécanique et un chrono. Le but est de faire le plus de montées possible durant 6 heures avec redescente en télécabine. Deux formules au choix : En équipe de 2 coureurs se relayant, ou en solo.

A l’origine la course devait se passer sur la piste du Diable mais le fort vent du sud ce matin contraint les organisateurs à changer d’objectif. C’est sur les 650 mètres de la montée de Venosc que se déroulera cette première édition des 6 Heures.

Comme hier il va falloir faire avec la chaleur. Comme le départ est donné à 9h30 ça devrait être correct jusqu’à midi mais ensuite… On verra.

N’ayant pas de repère sur ce type d’effort, je prends un départ prudent. Côté intendance, il y a un ravito en haut et un en bas. En plus de ces ravitos, j’ai laissé des bouteilles de flotte au sommet, je pourrai ainsi, à chaque tour, en récupérer une pour m’hydrater durant la descente. Je ne porte donc pas de boisson sur moi et s’est sans doute une erreur.

 

6 Heures du Diable - 28 juillet.

Je fais les cinq premières montées à un rythme assez régulier. Au sommet, avant de redescendre pour la 6ème, l’organisateur annonce que personne ne pourra redescendre après 15 heures. Je jette un œil à ma montre : 13h40 je suis donc dans les temps pour faire encore 2 montées.

J’ai tout de même pris un bidon d’eau pour aborder cette 6ème montée. Après 300 mètres je sens les crampes proches. Je n’ai pas d’autres choix que de ralentir. Les marches d’escaliers qui me paraissaient tranquilles ce matin me semblent bien hautes à présent. S’en est fini les drajectoires tendues, il me faut à présent prendre au moins raide. Je regarde régulièrement l’alti mais les centaines de mètres ne passent pas très vite. Ouf, le sommet est là. Je remplis mon bidon et m’engouffre dans la cabine pour la dernière descente.

 

6 Heures du Diable - 28 juillet.

En bas, je retrouve Lionel qui vient de passer le relais une dernière fois à son équipier. Il en a terminé avec la pente. A cet instant j’aimerai être à sa place.

Inutile de gamberger. Je prends quelques fruits secs et descends 3 verres de Coca et c’est parti pour la der.  

Cerveau en position off, j’enclenche le mode survie. Je me suis sans doute arrêté 3 ou 4 fois dans cette dernière montée, serrant les dents pour ne pas crier à cause des crampes. Ce n’est qu’à une centaine de mètres sous le sommet que j’ai retrouvé un peu d’énergie pour boucler ces 6 heures du Diable.  

6 Heures du Diable - 28 juillet.

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