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  le blog la-haut

XP 500 de Pierre Gignoux.

17 Janvier 2009, 15:51pm

Publié par yvon

L’arme fatale.

 

La ‘’XP 500’’ est la première chaussure tout en carbone. Née il y a déjà une dizaine d’année ce n’est que depuis trois saisons qu’elle est officiellement proposée à la vente.

A l’origine Pierre Gignoux alors compétiteur de haut niveau commence à trafiquer ses chaussures pour leur faire perdre un peu de poids et aussi pour améliorer le verrouillage. Il fabrique tout d’abord un collier en carbone puis un levier de verrouillage ‘’tout en 1’’. Petit à petit il améliore ses protos pour arriver aujourd’hui à la commercialisation d’une chaussure tout carbone. La XP 500 est née… 

  


Essais :

Première opération : mettre le pied dans la chaussure. C’est plutôt facile du fait de l’extrême mobilité du collier sur la coque. Ensuite il n’y a qu’à régler le crochet du bas et ajuster le velcro du haut. Rien de bien compliqué. En quelques manips il est facile de trouver le bon réglage. 


A la montée skis aux pieds
 :

Le chaussage des skis se fait naturellement, rien de particulier par rapport aux autres chaussures du commerce.

Dès les 1ers mètres on a l’impression que le talon décolle de la coque. En fait ce n’est pas une sensation mais bien la réalité. Je sers un peu plus le crochet du bas pour voir. Au bout de quelques mètres je n’y prête plus attention.

En faisant bien glisser les skis on se rend compte  de la grande liberté de la cheville. Il est possible de pousser le ski loin devant.  C’est assez déroutant au début car on n’y est pas habitué. Mais il faut bien reconnaître qu’avec la XP 500 l’amplitude et la souplesse du mouvement est bien meilleure que ce que l’on a l’habitude d’avoir.

Dans la phase du ‘’glissé’’ ce n’est pas là que l’on ressent le plus la sensation de légèreté.

En revanche, dès la 1ère  conversion l’extrême légèreté de la chaussure se fait sentir. Lever le ski amont pour engager la conversion est un vrai plaisir. On a l’impression de ne rien avoir aux pieds. Pareil lorsqu’il s’agit de tracer en neige lourde, le ski sort tout seul de la neige.

Les portions les plus raides sont négociées avec facilité. On se surprend à maintenir le rythme là où habituellement on lève le pied. 
 

A la montée skis sur le sac :

Dès qu’il faut marcher l’écart entre la XP500 et ses concurrentes est encore plus important. Normal, c’est là qu’il faut le plus lever les pieds pour progresser. 
 

La descente : une fois la chaussure serrée, le pied et la cheville sont bien maintenus. L’appuis arrière est hallucinant, le guidage du ski irréprochable.

Ça faisait un moment que je ne skiais plus avec des chaussures typées descente (compète oblige) mais force est de constater que la Gignoux est au minimum au niveau des meilleures du marché actuel.

 
Le confort :
Pour ma part je me suis tout de suite habitué à la chaussure. J’ai d’abord utilisé la chaussure avec un chausson de Scarpa F1 puis un de Garmont. Pierre propose aussi un chausson (Palau 155 g) dédié à la chaussure.
 
  

 Les points forts :

Comme je l’ai dit plus haut, la légèreté de la chaussure est hallucinante. Pour preuve en 28.5 une Scarpa F1 accuse 2.650 Kg la paire chausson compris.

Dans la même configuration une paire XP 500 arrive tout juste à 1.310 Kg. Comme dirait l’autre, y’a pas photo.

La mobilité du collier par rapport à la coque est très importante ce qui favorise à bien faire glisser les skis sur le plat. L’amplitude du mouvement est importante.

Voilà les 2 gros points forts pour la montée.

Qu’en est il en descente ? Jusqu’à présent il fallait choisir ses chaussures de rando suivant ce que on voulait privilégier. Du light pour les compétiteurs et fana de grosses bambées ou des chaussures plus lourdes mais ayant une bonne tenue pour les amateurs de descente. Ce n’est plus la peine de réfléchir aujourd’hui, La XP 500 répond à toutes vos envies.

 

Les points faibles :

A mon avis il y en a 2. Le prix en 1er  lieu. A 1200 € la paire ce n’est pas à la portée de toutes les bourses. Mais en y regardant d’un peu plus près on se rend vite compte du travail à réaliser. Une vingtaine d’heures est nécessaire pour réaliser une seule paire de chaussure. Rajouter à cela la matière première et une volonté de Pierre de tout faire ‘’chez nous’’ et vous aurez compris.

L’autre point faible concerne l’étanchéité de la chaussure. Pierre a conçu sont modèle au départ pour les compétiteurs. Dans les courses, il y a souvent une bonne trace et il est rare que l’on ait les pieds mouillés à cause de la neige.

Pour un randonneur c’est plus gênant. On est amené à tracer dans tous les types de neige. De par sa conception, il peut se former un bourrelet de neige sur le coup de pied. Pour remédier au problème, Pierre commercialise une guêtre ‘’chaussettes’’ qui s’enfile par-dessus la chaussure évitant ainsi la neige de pénétrer. La solution semble intéressante. 
 

Les chiffres :

Pointure : 28.5
Poids de la coque : 500 g
Poids du chausson Palau 155g

 

Voila mes premières impressions sur les XP500. Je skie avec ces chaussures depuis le début de l’hiver et elles accusent actuellement plus de 65 000 mètres de dénivelé.

J’ai toujours les Scarpa F1 sur une étagère mais je pense qu’elles vont prendre la poussière.

Je précise que je n’ai pas d’action sur la marque…
Le site de Pierre Gignoux 
Je prépare un prochain article sur les performances de la chaussure. Qu’apporte t elle réellement en termes de gain de temps ? A suivre…

Commenter cet article

Christophe 21/03/2010 19:05


Bonjour, Avez-vous fait votre article sur le gain de temps et la fiabilité après un peu plus de dénivelée?


tom 17/02/2009 17:40

Peux-tu m'indiquer ce que tu utilises comme chausson et comment tu le proygèe des appuis saillant de la chaussure qui a tenadnec à les entailler?Bye et bravo pour ton blog très sympa.

Max 17/01/2009 17:51

Les poids affichés sur la balance me laissent rêveur...j'en veux, j'en veux, j'en veuuuuuuxxx !!!!