Peu de temps ce week-end, je profite de la matinée pour une petite virée à la via ferrata des Mines du Grand Clôt. Au départ de la Cime ça fait un bon petit échauffement à pied. Dans la via, je presse un peu le pas car je n'ai pas trop de temps. La sortie sur le plateau face à la Meije est toujours un plaisir. A 10 heures je suis de retour à la Cime.
Ce matin dans la neige, cet aprèm sur le rocher sec. Le massif des Cerces est un beau terrain de jeu. La via ferrata de l’aiguillette du Lauzet se faufile dans la montagne. C’est une des plus anciennes via équipée en France. Le département des Hautes Alpes a été précurseur en ce domaine.
Il serait étonnant de ne pas voir de bouquetins ici. Ils règnent en maîtres sur la montagne.
Je ne suis pas spécialement fan de via ferrata mais celle de l’Aiguillette du Lauzet est assez plaisante. L’itinéraire utilise au mieux les faiblesses de la paroi. Il ne dénature en rien les voies d’escalade du secteur
même s’il utilise en partie le tracé de la Diagonale.
Avec un peu de chance et à condition d’être le premier, on a de grande chance de surprendre des bouquetins au détour d’une vire.
Du sommet on peut poursuivre la balade vers la crête du Chardonnet puis
redescendre par le col de l’Aiguillette.
Ça doit faire pas loin d’une dizaine d’année que la via du Grand
Clot existe. Je me souviens des premières fois ou je venais ici. Chacun de mes passages était l’occasion de faire un chrono. Les longes restaient quasiment tout le long sur le baudrier. 40
minute dans la via !
Aujourd’hui je mousquetone presque tout et il me faut un quart
d’heure de plus pour sortir au sommet.
Je ne suis pas particulièrement accro aux via ferrate mes celle des Mines du Grand Clot a une saveur
particulière. Quelque soit le passage dans lequel on se trouve on est en permanence exposé à la présence de La Meije. On a régulièrement envie de se retourner pour observer la
Montagne Magique.
La récompense se passe au sommet. La vue se dégage et on peut enfin admirer la montagne sous toutes ses
coutures.
Il ne reste plus qu’a profiter des alpages verdoyants du plateau d’Emparis pour rejoindre le
Chazelet. De gros nuages noirs à l’horizon me font presser le pas. En arrivant à la maison je prends les premières gouttes.